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    Mémoire technique par métier

    Mémoire technique gros œuvre et maçonnerie : ce que l'acheteur attend

    Le mémoire technique d'un lot gros œuvre doit montrer que l'entreprise maîtrise le chemin critique de toute l'opération : terrassements, fondations, structure en béton armé ou maçonnerie, réservations pour les autres lots, sécurité des travaux en hauteur et levage. C'est le lot qui conditionne le démarrage de tous les autres : l'acheteur y regarde en priorité le phasage, les moyens de levage, les contrôles du béton et la coordination avec les lots techniques.

    Mis à jour le 4 octobre 20265 min de lecturePar Aymeric Pont, ingénieur ESTP et économiste de la construction

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    Sommaire · 7 parties

    Ce que l'acheteur regarde dans un lot gros œuvre

    EnjeuPourquoi c'est notéCe qu'il faut montrer
    PlanningTous les lots attendent le gros œuvreCadences par niveau, chemin critique, période de préparation, date de mise hors d'eau
    Levage et installationEmprise, sécurité, riverainsType et position de la grue, zones de stockage, accès livraisons
    Qualité du bétonDurabilité de l'ouvrageFormulations, contrôles à réception, éprouvettes, cure, tolérances de planéité
    InterfacesRéservations oubliées = reprises coûteusesSynthèse des réservations avec les lots techniques avant coulage
    SécuritéTravaux en hauteur, levage, fouillesProtections collectives, garde-corps, blindage des fouilles, plan de levage
    EnvironnementGros producteur de déchets et de bruitTri des inertes, lavage des toupies, limitation des nuisances

    La méthodologie, ouvrage par ouvrage

    Reprenez l'ordre du CCTP. Pour chaque ouvrage : mode opératoire, moyens, précautions, contrôles.

    Terrassements et fondations

    Implantation par géomètre, terrassement en pleine masse et en rigoles, évacuation des terres, gestion des eaux. Réception des fonds de fouille au regard de l'étude de sol (cote d'assise, nature du sol). Fondations superficielles ou profondes selon l'étude : citez-la, et dites ce que vous ferez si le sol ne correspond pas.

    Structure béton armé

    Voiles, poteaux, poutres, planchers (dalle pleine, prédalles, poutrelles-hourdis) : type de coffrage (banches, tables, étaiement), ferraillage (contrôle avant coulage, enrobages), approvisionnement et mise en œuvre du béton (pompe, benne), vibration, cure, décoffrage.

    Maçonneries et enduits

    Murs en blocs béton, briques ou matériaux spécifiques du CCTP, chaînages, linteaux, appuis, enduits. Précisez la gestion des tolérances qui conditionnent les lots suivants (menuiseries, cloisons).

    Réhabilitation

    Démolitions sélectives, curage, ouvertures dans les murs porteurs avec étaiement et reprises en sous-œuvre, traitement des pathologies (fissures, carbonatation). Si un diagnostic amiante est joint, indiquez qui traite et comment s'organise la coactivité.

    Les contrôles à présenter

    Point de contrôleMomentTrace
    ImplantationAvant terrassementProcès-verbal du géomètre
    Fond de fouilleAvant coulage des fondationsFiche de réception, visa du maître d'œuvre si point d'arrêt
    Ferraillage et réservationsAvant chaque coulageFiche d'autocontrôle, photos
    Béton livréÀ chaque toupieBon de livraison vérifié (classe, consistance), essai d'affaissement
    RésistanceSelon le CCTPÉprouvettes, résultats d'essais
    Planéité et aplombAprès décoffrageRelevés, comparaison aux tolérances du CCTP

    Penko rédige votre mémoire à partir de votre DCE.

    Sommaire calé sur le cadre imposé, axes de différenciation, paragraphes fondés sur vos documents, export Word.

    Axes de différenciation fréquents en gros œuvre

    • Préfabrication (prémurs, prédalles, escaliers préfabriqués) pour réduire le délai et les nuisances.
    • Synthèse des réservations avec les lots techniques, validée avant chaque coulage.
    • Site occupé : phasage par zones, palissades, cheminements séparés, horaires de levage adaptés.
    • Bétons bas carbone ou à teneur réduite en ciment, si le CCTP le permet.
    • Tri des déchets inertes et valorisation des terres.
    • Engin de levage adapté (grue à montage rapide, grue mobile) pour un site contraint.

    Voir un vrai mémoire de gros œuvre

    Notre exemple de mémoire technique présente un mémoire de lot gros œuvre rédigé par Penko pour une vraie opération, anonymisé et commenté extrait par extrait.

    Plan type du mémoire gros œuvre

    1. Compréhension de l'opération et des contraintes du site
    2. Organisation et moyens humains (conducteur de travaux, chef de chantier, équipes)
    3. Moyens matériels (levage, coffrages, engins)
    4. Installation de chantier (plan, accès, stockage, base vie)
    5. Méthodologie par ouvrage (terrassements, fondations, structure, maçonneries)
    6. Planning et phasage, cadences par niveau
    7. Interfaces avec les autres lots et réservations
    8. Sécurité (hauteur, levage, fouilles)
    9. Qualité et contrôles
    10. Environnement et déchets
    11. Références comparables

    Si le DCE impose un cadre de réponse, il prime : voir le modèle de mémoire technique et la méthode de rédaction.

    Les erreurs qui coûtent des points

    • Un planning en semaines globales, sans cadence par niveau ni lien avec les autres lots.
    • Aucune mention de l'étude de sol alors qu'elle est dans le DCE.
    • Une grue « adaptée » sans type, position ni rayon d'action.
    • La sécurité réduite à « port des EPI obligatoire ».
    • Des références de maisons individuelles pour un groupe scolaire.

    Questions fréquentes

    Que mettre dans un mémoire technique de maçonnerie ?

    La compréhension du projet, les moyens humains et matériels affectés, la méthodologie par ouvrage du CCTP (fondations, maçonneries, béton armé, enduits), le planning, l'installation de chantier, la sécurité, les contrôles et des références comparables.

    Comment se démarquer sur un lot gros œuvre ?

    Par un planning détaillé et crédible, un plan d'installation de chantier précis, une synthèse des réservations avec les lots techniques et des contrôles du béton documentés. La préfabrication est souvent un bon axe sur délai serré.

    Le mémoire gros œuvre doit-il parler des autres lots ?

    Oui, pour les interfaces : réservations pour les fluides et l'électricité, tolérances pour les menuiseries, supports pour l'étanchéité. C'est un point que l'acheteur et la maîtrise d'œuvre regardent de près.

    À propos de Penko

    Penko est un logiciel français de rédaction de mémoires techniques pour les appels d'offres publics du BTP. Il lit le dossier de consultation (DCE), propose un sommaire conforme au cadre imposé et des axes de différenciation tirés du dossier, puis rédige chaque paragraphe à partir des documents réels de l'entreprise : références, moyens, anciens mémoires. Le mémoire sort en Word, mis en page et illustré. Penko a été cofondé par un ingénieur ESTP maître d'œuvre qui répond lui-même à des appels d'offres publics. Voir les fonctionnalités et un exemple de mémoire rédigé par Penko.

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